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  • Thibault Pillet

(1ère partie) Lyon, au centre des réseaux COVID-19

Bien peu de lyonnais le savent, mais la capitale des Gaules est un centre névralgique du coup d’Etat mondial nommé « pandémie COVID-19 ». Comme une toile d’araignée, les réseaux (OMS, Big Pharma, politiques, étrangers, etc) s’y sont tissés solidement et en profondeur. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la préfecture a longtemps « invisibilisé » nos manifestations. Car Lyon est une place forte du monde médical, de la pétro-chimie et des institutions internationales. Voici un recensement non-exhaustif des différents acteurs en lien avec la pandémie COVID-19 présents à Lyon.


Organisation Mondiale de la Santé : Un centre de formation, l’Académie de l’OMS, est « actuellement en cours d’implantation avec le soutien de la France » (1) dans le quartier Gerland. Cette « école pour l’avenir » qui doit former « des millions d’agents de santé dans le monde entier » grâce à des cours en ligne et en présentiel doit ouvrir ses portes durant l’année 2024.


Signe de l’importance accordée à cette Académie de l’OMS, c’est le président de la République lui-même, Emmanuel Macron, et Tedros Adhanon Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la santé qui sont venus en septembre 2021 l’inaugurer.


Ce que nous enseigne aussi cette crise, c'est qu'on ne sort pas d'une pandémie mondiale si on n'a pas une stratégie mondiale. Emmanuel Macron

Dans son discours, Emmanuel Macron, a d’ailleurs défini la vocation de ce pôle de devenir au niveau mondial « la structure de formation de référence en matière de santé publique. » L’Académie de l’OMS est dotée notamment d'un centre de simulation d'urgences sanitaires de niveau mondial.


Ce n’est donc pas un hasard si ce futur centre de formation de l’OMS est situé sur le pôle de recherche en biotechnologie Biodistrict. Celui-ci accueille notamment le Centre international de recherche contre le cancer, des grands groupes comme Sanofi-Pasteur, Merial, Genzyme, des PME comme Aguettant, Episkin, Genoway, Imaxio, etc. Surtout cette Académie de l’OMS sera en contact direct avec un autre acteur lyonnais de la pandémie COVID-19 (via le pôle de recherche en biotechnologie Biodistrict), le fameux laboratoire P4 Inserm/Jean-Mérieux.


« Je souhaiterais également renforcer la collaboration entre le P4 de Lyon et celui de Wuhan, afin de travailler sur des virus, soit d’origine animale comme le Nipah, qui inquiète beaucoup la Chine, mais également sur d’autres virus et des fièvres hémorragiques » Alain Mérieux

Laboratoire P4 Inserm/Jean-Mérieux : Situé lui à quelques centaines de mètres de la future Académie OMS, ce laboratoire P4 (2) unique en France a été fondé en 1999 par la Fondation Mérieux avant le transfert de sa gestion à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2005. Le rôle de ce laboratoire est d’être un « maillon essentiel de la lutte contre les maladies infectieuses les plus virulentes. »



C’est d’ailleurs dans ce laboratoire qu’a été identifiée par l’Institut Pasteur de Lyon, en mars 2014, la souche du virus Ebola responsable de l’épidémie en Afrique de l’Ouest.

La discrétion de ce laboratoire lyonnais a été mise à mal par ses liens avec le laboratoire P4 de Wuhan en Chine, soupçonné par beaucoup d’être à l’origine de la pandémie de COVID ou son point de départ involontaire. En effet, le laboratoire de Wuhan a été conçu sur le modèle du P4 Inserm/Jean-Mérieux ! Ce n’est pas un hasard, car le promoteur du projet est l’industriel lyonnais Alain Mérieux coprésident de 2008 à 2015 du comité Franco-Chinois de lutte contre les maladies infectieuses émergentes, dont l'objectif était d'accompagner la création d'un laboratoire de type P4, en Chine, à Wuhan.


Entre le P4 de Lyon et le P4 de Wuhan, nous voulons établir une coopération étroite. En Chine, il y a beaucoup d'animaux, l'aviculture, les problèmes de cochons, qui eux-mêmes sont des transporteurs de virus. Il est impensable que la Chine n'ait pas un laboratoire de haute sécurité pour isoler des germes nouveaux dont beaucoup sont d'étiologie inconnue. Alain Mérieux

Famille Mérieux / Alain Mérieux : Alain Mérieux dont la fortune personnelle est estimée à plus de 5 milliards, a été aux commandes de l'Institut Mérieux, groupe spécialisé dans les vaccins, de 1968 jusqu’à sa cession à Rhône Poulenc en 1994. Il est aussi le fondateur et président de bioMérieux de 1974 à 2010. Gaulliste, Alain Mérieux a été proche des présidents de la République comme Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, du Premier ministre Raymond Barre ou des élus locaux comme Charles Millon et Michel Noir. Selon le site Mediapart, Alain Mérieux a fait campagne en faveur de la demande chinoise d’un laboratoire P4 dès le milieu des années 1990. Face aux réticences d’une partie des services secrets français et du pouvoir politique, « le clan Mérieux a fini “par avoir gain de cause” » selon un haut-fonctionnaire cité par Mediapart. Car Alain Mérieux est devenu un allié de poids pour les autorités chinoises dans leurs relations avec la France depuis le milieu des années 1980 (3) et le grand ami de plusieurs dirigeants de la République populaire de Chine comme le président actuel, Xi Jinping (4), ou du ministre de la santé de 2007 à 2013, Chen Zhu (5). Selon le fondateur de bioMérieux, si la conception du laboratoire P4 de Wuhan avec l’aide de la France et sa « création ont été voulues par Jacques Chirac lorsqu’il était en Chine au moment de l’épidémie de Sras » en 2004, Alain Mérieux était selon le ministre des affaires étrangères de l’époque Bernard Kouchner, « la cheville ouvrière d’une telle construction. » En remerciement de son « rôle moteur en tant que Co-Président du Groupe Franco-Chinois sur les Maladies Infectieuses Emergentes, dans la création du Laboratoire de recherche de haute sécurité P4 inauguré fin 2014 à Wuhan » et pour « son engagement pour la santé publique chinoise » en général, Alain Mérieux a reçu la « Médaille de l’amitié pour la réforme de la Chine » lors de la Conférence célébrant le 40ème anniversaire de la Réforme et de l'ouverture de la Chine en 2018 des mains du président chinois, Xi Jinping (6). Comme un symbole, le président du Forum Economique Mondial (ou Davos) et promoteur du « Great Reset », Klaus Schwab reçu la même distinction en même temps…. (7)


1 - « En tant qu’État Membre de l’OMS et acteur clé de la santé mondiale, la France est le principal investisseur qui a contribué à la mise en place de l’Académie en engageant plus de 120 millions d’euros afin d’appuyer sa création et son infrastructure. Cette réalisation a été rendue possible grâce aux mesures collectives, à l’engagement et au soutien financier de la Ville de Lyon, de la Métropole de Lyon, ainsi que de la région Auvergne-Rhône-Alpes, laquelle a contribué à hauteur de 25 millions d’euros au projet et qui sera propriétaire du campus et le louera à l’OMS. » (lien)

2 - « Le Label "P4" (Pathogène de classe 4) ou NSB4 (niveau de sécurité biologique 4) signifie que ce laboratoire répond aux normes internationales de sûreté biologique les plus drastiques et permet à des équipes internationales de chercheurs de travailler sur des agents pathogènes peu connus et dangereux.

Les principaux agents de classe 4 sont des virus générant soit des fièvres hémorragiques, comme Ebola, Lassa, Marburg, Congo-Crimée, soit des maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination, et à haut taux de mortalité, comme la variole. » (lien)

3 - Alain Mérieux : « Lors de ma carrière politique auprès de Jacques Chirac, j’ai été amené à occuper le poste de premier vice-président de la région Rhône- Alpes. Et en 1986, lorsque le président de région a signé un accord avec la municipalité de Shanghai, dont le maire était M. Jiang Zemin [secrétaire général du Parti communiste chinois après la répression de Tiananmen en 1989 et jusqu’en 2002 et président de la République Populaire de Chine entre 1993 et 2003 – ndlr], j’ai été en charge des relations avec Shanghai. Cette responsabilité m’a fait me déplacer au moins deux fois par an en Chine, pendant douze ans, avec mes collègues universitaires de Lyon et de Grenoble. » lien

4 - « Entre les Mérieux et la Chine, c'est en effet une longue histoire. Une histoire d'échanges personnels, médicaux et scientifiques, au plus haut niveau, bien plus qu'une affaire de gros sous - le business est venu après. Une histoire restée longtemps discrète, à la façon de cette dynastie lyonnaise (Marcel Mérieux, l'ancêtre, fut un collaborateur de Louis Pasteur) engagée dans la santé publique depuis quatre générations. » lien

5 - Alain Mérieux : « Nous avons eu la chance de connaître le professeur Chen Zhu [Ndlr : hématologue, biologiste moléculaire et homme politique] à Shanghai, avec lequel mon fils Christophe avait très tôt entamé des relations fortes. En 2007, lorsqu’il est ensuite devenu ministre de la Santé, nous avons pu collaborer dans un certain nombre de domaines : l’identification de nouvelles bactéries, la résistance aux antibiotiques et l’arrivée de nouveaux pathogènes. C’est donc une collaboration très longue, et qui a été renforcée par le fait qu’en 2008, j’ai été nommé, aux côtés du professeur Chen Zhu, co-président du Comité franco-chinois de lutte contre les maladies infectieuses émergentes, puis par la création d’un laboratoire de très haute sécurité, dit « laboratoire P4 », à Wuhan. Les efforts que nous avons menés tous les deux pendant plusieurs années, ainsi qu’avec un ambassadeur de France remarquable, M. Jean-Michel Hubert, ont ainsi pu aboutir, en février 2015, le dernier jour de l’année du Cheval, à la remise des clefs du laboratoire P4 aux autorités chinoises.» Lien

6 - lien

7 - lien

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